Pour les adeptes de la raison pure, au-delà de cette limite, vos pensées ne sont plus valables...

Il est plus rassurant de croire à une illusion qu’à une vérité qui dérange.

La philosophie

Le réel, la vérité et le vrai.

Ces trois thèmes forment une triangulaire indissociable les uns des autres et sont probablement les sujets les plus complexes, tant ils sèment la confusion et les amalgames qui frisent parfois le chaos dans nos sociétés.
De débats houleux pour savoir qui dit vrai qui dit faux, qu'est-ce qui l'est, qu'est-ce qui ne l'est pas.
À celui de la vérité que certains s'autoproclament être les détenteurs de la grande(vérité), par opposition à la petite vérité qui selon ces grands savants circulerait pour l'essentiel chez le petit peuple et qui ne serait que de l'opinion.
Et le réel est-ce que tout ce monde oubli, dans son évidence, tant il manifeste sa présence à tous les êtres vivants et à tout instant.

Qu'en est-il de tout cela ?

Il ne s'agit pas ici de substituer une vérité qui serait immuable et éternelle.
Seulement une tentative de mettre un peu plus de lumière sur ces sujets plutôt que de l'ordre.
L'ordre suppose une hiérarchisation des sujets, il n'en est point question, tant le réel et la vérité imposent leurs respects, notre ignorance est grande et l'ordre naturel de la création est complexe, cohérent et infini pour prétendre quoi que ce soit à son sujet.

La vérité

La vérité est le sujet qui divise le plus les civilisations, les sociétés, les communautés et les individus.
Elle est le symbole même de la division, la raison en est, qu'elle est multiple.

Qu'est ce que donc la vérité ?

La Vérité en tant que telle, est indescriptible et indéfinissable, tant son ensemble est fragmenté, épars et dispersé.
La vérité est répandue dans toutes les sphères que forme le monde : la sphère intime, celle des familles, des ethnies, de la culture, du pays, du continent, de la religion, etc... les états gazeux, celui des liquides, des solides, comme il existe plusieurs mondes: le monde des particules, de l'atome, des cellules, des organes, des corps, le monde terrestre, le monde céleste, le monde des étoiles, celui des galaxies, des univers, etc...
Chaque sphère est enchevêtrée dans une autre qui est plus grande en partant du microscopique pour aller au macroscopique ou inversement, c'est l'effet fractale de la vue et les différentes grilles de lecture de la vie.
Vue sous cet angle, on s'aperçoit de la diversité et de la multiplicité de la Vérité, que l'on ne peut que la résumer de la sorte : qu'il n'existe qu'une vérité ABSOLU, et cet absolu englobe toutes les vérités relatives.

Savoirs et connaissances

Deux disciplines, dont l'objet d'études est similaire par leurs objectifs, mais deux chemins différends pour mener à bien leurs missions, ce qui crée une grande confusion parmi nombre d'entre-nous.

Le savoir

La discipline qui étudie et décrit les vérités relatives qu'est l'ensemble des savoirs, pour l'essentiel, relève de la sphère scientifique, mais pas que, la philosophie, la théologie, les arts, la littérature...
L'approche scientifique est résolument axée sur le processus mécanique de la matière, autrement dit, c'est l'étude des lois de la causalité.
La science tente tant bien que mal, de trouver les lois qui selon le jargon définiraient la vérité, qui seraient immuable et éternel, ce qui permettrait d'expliquer à la fois solidité et la constance de la matière, et l'évolution de l'espace et du temps;
alors même, qu'elle ignore, si les phénomènes qui engendrent ces causes sont par définitions finies ou infinies.
Dans ce cas, il est difficile d'ériger le savoir en une vérité qui serait partout dans l'univers et en tout temps la même, donc stable.
Or, le temps lui-même, ne bouge pas il est figé, comme le lit d'une rivière dans lequel s'écoule l'eau, représenté par les phénomènes et épiphénomènes que fait défiler la vie, alors que nous serions à la fois assis sur le bord du lit à regarder les événements se dérouler et dans le même temps au sein des phénomènes qui s'écoulent. Nous serions à la fois spectateur et acteur, le temps, dont le principe, étant un support sur lequel défilent les événements à un rythme adapté au regard de l'observateur qu'est l'humain, ce que l'on est capable de suivre et de comprendre, c'est donc une vérité fractionnée, incomplète, qui défile sous notre vision simpliste.
Le temps est aussi multiple que la vérité, la seconde précieuse pour l'athlète du cent mètres, n'a aucune signification pour un Tibétain assis sur une pierre à contempler les paysages. Les cent ans de durée de vie moyenne pour un éléphant ne peuvent se mesurer aux six heures d'un insecte qu'est l'éphémère, etc...
Le savoir est un ensemble d'informations que l'on détient sur les divers sujets que la vie engendre, cependant elle est limitée au bon vouloir de la vie elle-même, dont l'impermanence est un autre principe, elle crée sans cesse de la nouveauté, à laquelle, le savoir ne peut résister. Le savoir est fluctuant, éphémère, il est dépendant des interactions de la complexité qui le dépasse et c'est en cela qu'il relève d'une vérité dite relative.

La connaissance

La connaissance, est le résultat de ce qui est éprouvé, ressenti dans le vécu de chacun. Malgré, la diversité et la multiplicité de nos visions, historique, culturel, cultuel, génétique, etc...il y a quelque chose qui est commun à l'ensemble, c'est ce qui se dégage de celui-ci, qui forme la connaissance.
Ce qui différencie la connaissance du savoir, c'est à la fois la méthode, qui aura été expérimenté par un plus grand nombre de personnes et la deuxième raison est qu'elle se déroule dans un environnement authentique, contrairement aux laboratoires dans lesquels on crée des conditions favorables à une étude, ce qui par son confinement, l'isole des conditions réelles.
De plus, la connaissance est très ancienne, les traditions l'on fait vivre jusqu'à nos jours, elle a traversé des milliers d'années d'histoire, sans subir d'altération. Toutes les sagesses, aux quatre coins de la planète rapportent les mêmes récits.
Quelle est donc cette connaissance ?
Pour aborder ce paragraphe, il est important de comprendre que, la lecture du réel possède trois niveaux de lecture indissociable, et la propriété qui nous permet cela, c'est notre conscience, le triangle par ses trois segments reliant les trois sommets en est la parfaite illustration.

Les trois niveaux vibratoires de la conscience

  1. Sur le plan physique, la conscience perçoit les effets.
  2. Sur le plan intellectuel, elle perçoit les causes.
  3. Sur le plan spirituel, elle perçoit les Principes.

Ces trois niveaux de conscience, nous définissent, ainsi que la matière qui nous entoure.

-Sur le plan physique, les événements qui se déroulent génèrent des effets, et se manifestent corporellement pas des stimuli qui expriment le manque, que l'on s'empresse de satisfaire.
L'instinct est une conscience non manifestée par la présence à soi, par l'absence du libre arbitre, c'est le domaine de l'inconscience.
Ce niveau de vibration perçoit et exprime le déroulement de la vie sous forme de destin, les événements sont subits, la vie est une fatalité.

-Sur le plan intellectuel, l'individu perçoit les causes qui engendrent les effets, c'est le début de la conscience, de la présence à soi, la raison exerce son libre arbitre, cependant l'attachement à la sphère physique sous forme d'énergie émotionnelle (l'égo), cherche avant tout à prendre le contrôle des causes pour en atténuer ses effets.
À ce niveau, la conscience est opérante par l'exercice du libre arbitre, donc de choix, cependant, la conscience navigue majoritairement entre le pouvoir égotique et le destin.

-Sur un plan spirituel, la conscience se nourrit d'une énergie subtile et inductive, qui provient de son monde intérieur par le biais de l'Esprit.
Par l'exercice du libre arbitre, elle permet l'accès à la connaissance, par son discernement, elle sépare ce qui est subtil de ce qui est épais (l'énergie de la matière), le léger du lourd (ce qui élève de ce qui rabaisse).
La conscience perçoit les principes, qui régissent par ses lois, l'univers dans sa totalité, rien n'est séparé, le visible comme l'invisible, qui se résume par cette analogie : ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, le macrocosme comme microcosme est régi par les mêmes principes.
Elle en comprend leurs subtilités, les énergies qui interagissent entre une étoile et une cellule.
Elle décèle l'intelligence, le plan de la trame, elle découvre la sagesse qui se cache sous chaque événement, la cohérence, l'harmonie.
À ce stade de la conscience, la vie puise sa source dans la divine providence.

Dans ce monde terrestre, donc, relatif, les vérités sont pour la majeure partie dissimulée dans l'obscurité, elle est dans l'absence de lumière, qu'elle soit physique dite vulgaire ou sublime de la divine providence.
Sans lumière, donc de forme, ce que certains pourraient appeler les ténèbres, nous sommes dans l'incapacité de décrire quoi que se soient.
Lorsque la lumière est présente en faible quantité, la vérité est recouverte par l'ombre.
Parfois, la lumière ne suffit pas à la trouver, car elle se dissimule sous une apparence ou couverture.
La couverture, c'est l'apparence des êtres, des objets, bref c'est la matière.
Car, la matière contient un principe qui la gouverne, qu'il s'agit de découvrir; l'étincelle qui nous anime demeure le plus grand des mystères auquel nous sommes confrontés et dont nous connaissons, que peu de chose. L'absolu est au centre de toutes choses, de toutes vies, l'homme inclut...

En résumé, il y a les petites vérités issues de la division divine, qui sont fragmentées, éparse et dispersée.
Dans le monde des sciences, comme ailleurs, la philosophie, la littérature, les arts, les théologies, qu'elle soit collective ou individuelle, chacune des disciplines et chaque être, possèdent ses propres vérités sur le sujet qu'elle ou il étudie, cependant, ce sont des vérités dispersées, seule leurs unifications permettraient de dresser une meilleure lecture de leurs vérités.
C'est que, chaque chercheur, curieux, que l'on soit un scientifique, intellectuel, artiste, citoyen lambda, que l'on soit connu ou non, chacun d'entre-nous trouve et trouvera une parcelle de ses vérités. Certains plus que d'autres, en fonction de la volonté qui nous anime et de notre niveau de conscience. La sensibilité de chacun fera que, certains chercheront uniquement dans ce qui leur est visible, pendant que d'autres seront sensibilisés par tout ce qui est invisible.
Beaucoup de personnes, lorsque l'on parle d'invisible, sans doute par manque de discernement, pensent encore que le monde de l'invisible comme les égrégores ne seraient que le fruit d'une imagination débridé, bien sûr qu'il existe des théories farfelue faute de liens avec les plus répandus; nombreux également, est ceux qui pensent que le terme abstrait et tout ce qu'il contient, n'est que le résultat d'une imagination altéré et que seul le concret serait réel, ceci n'est que le résultat d'un manque d'imagination.
Réflexion : l'acte de penser est abstrait, il est impensable que l'on puisse toucher de ses mains une pensée. Et personne n'a jamais pu nier sa capacité de penser; qu'elle soit de l'ordre de la vertu comme du vice, la pensée est ce qui a de plus puissant en ce monde.
La pensée est première, vient ensuite la parole qui l'exprime et seulement après que vient l'action de sa réalisation, c'est l'ordre incontournable et indépassable du processus de la création.
L'idée qu'est la pensée d'une maison, le plan est l'expression pour sa structure et l'action, unir les matériaux nécessaires, pierres, béton, ferraille, bois, etc... pour la réalisation.
Découvrir la Vérité, avec un V majusculé, suppose de l'humilité, une pensée juste, libre arbitre et discernement sont les facultés indispensables, c'est une Vérité qui doit résister au temps et ne peut qu'être universelle, donc, partagés par le plus grand nombre, quelle que soit son histoire, sa géographie ou sa culture.
La vérité, est-ce qui rendus visible par la découverte, l'analyse, la résonance et le raisonnement.
C'est le résultat de nos recherches, de ce que nous découvrons que nous nommons une vérité...
Enfin, dans un monde où le mouvement est perpétuel où tous bouge, change en permanence, la vérité serait avant tout une Direction, une Lumière, la conscience ou la lucidité, en sont les guides. L'anagramme du terme révélé, n'est autre qu'élever, ce qui nous donnes : révélation et élévation, de même que les verbes réveillés et éveillés ont la même racine et appartiennent à la sphère spirituelle, donc, de la connaissance. La sphère spirituelle englobe celle de l'intellect et du physique, c'est en découvrant notre corps que notre conscience s'est agrandie. Chaque corps renferme en lui une sphère spirituelle et c'est l'étude de celui-ci qui nous la révèle et nous éveille à cette vérité.
La vérité en tant que direction sur le chemin qui mène à la liberté, est l'expression ultime de la création.

Le vrai

C'est la similitude qui existe entre ce qui est vrai et les vérités, qui est à l'origine des amalgames dans la société.

Ce n'est pas la même chose, quelle est leur différence ?

Le vrai n'est qu'une notion de la vérité, le vrai c'est l'une des vérités relatives contenues dans la grande Vérité qui est Absolu.
Leurs différences, sont que ce qui est vrai pour une personne ne peut, être partagé avec les autres ou très peu, car elle est d'ordre individuel.
C'est notre petite vérité singulière, le vrai relève de ce que nous appelons dans la jargon courant, la subjectivité.
Ce qui est vrai pour moi ne l'est pas forcément pour un autre. Exemple :

  • J'adore le chocolat et c'est vrai, mais ce n'est pas le cas de mon voisin.

  • Il fait très chaud aujourd'hui, je transpire. C'est vrai, mais certain trouve qu'il fait bon, alors qu'un autre trouve les températures un peu juste, voir frais, etc.

  • Je crois en l'existence d'une énergie créatrice et c'est vrai...
    Un autre pense qu'il s'agit d'une entité qu'il appelle Dieu et c'est vrai pour lui.
    Un autre dira que tout ça, c'est des foutaises, que la vie n'est qu'accidentel, il n'existe rien d'autre que la vie telle qu'il la voit, c'est vrai aussi...
    Quelqu'un dont la vision est obscurcis par la difficulté ne peut voir l'existence de la beauté, parce qu'il ne peut la voir, donc elle ne peut être réel, ce qui est également vrai.
  • etc.

Le vrai, relève d'une catégorie que l'on nomme OPINION.
Mais ce n'est pas parce que c'est une opinion que cela n'est pas vrai, c'est juste insuffisant pour être constitué en vérité universelle.
Le vrai est une parcelle, un morceau d'une vérité, c'est une vérité incomplète pour l'ériger en tant que tel. Les opinions, reflètent l'expérience de l'individu qui émet son avis, c'est le résultat de son niveau, de son vécut et à ce titre, on ne peut l'offusquer de sa vérité, qui lui est propre, parce que vrai pour lui.
L'opinion individuelle, il ne faut pas l'oublier, est le résultat de la recherche de la Vérité par chacun de nous. Et à ce titre, nous ne sommes pas tous en même niveau d'évolution. Chacun à son niveau et son rythme.
Individuellement, nous sommes confrontés à la recherche d'une vérité qui se doit de l'être pour nous-mêmes, mais aussi pour celle qui s'inscrit dans le collectif.

Résumé de ce paragraphe qu'est le vrai.
Le vrai l'est, c'est une expérience que l'on vit individuellement, dans la quête de notre propre vérité.
Nous devons trouver celle qui nous concerne en tant que moi et celle qui relie ce "moi" aux autres, au monde, à l'univers, et au processus créatif.
Accomplir sa vérité ne peut être celle de l'autre, mais tout est vrai, puisque l'adition des petites vérité deviennent une vérité collective qui à son tour sera une communauté, pour finir en une nation, qui partage ses vérités avec les nations voisines, qui forment un continent, etc...
Les petites vérités s'insèrent dans la grande Vérité qui est un ordre universel.
L'affirmation, "tout est vrai", ontologiquement parlant est plus logique que celle qui énnonce que "tout est faux", car si cela se confirme que tout est faux, alors c'est que c'est vrai...

Mais alors pourquoi tant d'amalgame ?

L'homme est un être doué de raison, donc un sujet sensé ! Il cherche avant tout à comprendre la finalité, le but ou l'objectif d'un processus créatif qui le dépasse.
Un processus créatif dont la vie est son expression, l'homme étant à la fois un acteur actif dans ce processus, comme il est lui-même une manifestation, expression ou volonté de cette même création, il tente de comprendre quel est, sa place et son rôle dans le déroulement de ce processus.
Le sens est un terme qui se définit par : une finalité et sa direction.
Il se manifeste sous forme d'activité qui peut être à la fois intuitive de par la sensibilité, qui est l'inspiration.
Et du mental par la raison discursive (intellectuel). L'un résonne et l'autre raisonne.
L'ignorance c'est de penser que c'est soit l'un ou l'autre, certes, certains utilisent l'un plus que l'autre, mais pas l'un sans l'autre, ils sont complémentaires.
Le discernement du sens, c'est ce qui lie ou lis, il est la lecture et le lien entre tout ce qui forme notre réalité (réalité est le féminin du réel, voir l'article sur les principes du féminin et du masculin).
Le Bon sens qu'est la sagesse, est le symbole même de l'unité, il est le langage de l'un, c'est la balise uni-vers-elle.


Le réel

Le réel se résume simplement à ceci : c'est l'ensemble de cet article, des savoirs, la connaissance, la diversité des vérités, de l'opinion, ce qui est visible comme l'invisible, que l'on soit d'accord ou pas, que l'on aime ou pas, que l'on soit scientifique ou chômeurs, que l'on soit athéiste ou religieux, que l'on soit peureux ou courageux, grand ou petit, maigre ou gros, intelligent ou ignare, cultivé ou inculte, bref c'est Absolument tout ce qui existe le visible comme l'invisible qui forme le réel.

Conclusion

À l'échelle individuelle comme collective, il est quasiment impossible en l'état actuel et q'elle que soit notre connaissance, nos longévités, de voir, comprendre et détenir la Vérité ABSOLU, appeler parfois la grande Vérité, par opposition aux petites vérités que représente "le savoir et le vrai" dans cet article.
Pour reprendre un vieil adage et faire un parallèle avec la lune, il se résume ainsi : la Vérité est aux humains, ce que la lune est aux marins, ils ne peuvent jamais la toucher, mais ils s'en servent pour s'orienter...
Le réel tel qu'il nous apparaît et non tel qu'il est, est sans discussion possible pour ce qu'il est, tant qu'il tient à cette définition matérielle et même souvent conventionnelle, pour la majorité des hommes, une explication à caractère officiel peut suffire à les rassurer.
L'homme et le déni, tel pourraient se résumer cet article sur le réel, il est souvent plus facile de se rallier à une opinion majoritaire, qui est sécurisant, que de s'en tenir à ce que l'on ressent vraiment au plus profond de soi, à l'éveil.
Au pied d'une montagne, il est facile d'avancer, suffit de faire un pas, en vélo, en rollers, sans trop se poser de questions.
Ce déplacement à l'horizontale se fait sans trop d'efforts. C'est pour cette raison qu'il y a foule en bas : c'est à peu près à la portée de tous.
La verticalité, en revanche demande une organisation, beaucoup d'efforts, de rigueur, de persévérence pour grimper...
Pour se rendre au sommet, mettre seulement un pied devant l'autre, ça ne marche même plus ! La seule façon d'avancer à la verticale (la seule), c'est en se dépassant... en donnant tout ce qu'on a et tout ce qu'on est et au-delà !
Ce déni, est dû dans la plupart des cas à l'histoire, au vécu des hommes, à son évolution, mais également au manque de langage, que l'officiel diffuse et prolifère de tous les côtés, provoquant une véritable confusion et une culpabilité dans l'esprit des citoyens, au point de n'oser entreprendre ou exprimer ce qui peut paraître comme une ignorance, ou une faiblesse, donc une honte de manifester sa différence.
Mais qu'en est-il du réel, qui de sa partie la plus importante, c'est-à-dire, celle qui est invisible, immatériel qui est quasiment occulté, n'est-elle pas une réalité à part entière ?
Doit-on faire abstraction de notre sensibilité pour décrire cette autre réalité du monde, faire comme si cela n'existait pas, sombré dans le déni sous prétexte que l'on ne la voit pas ?
La sensibilité des uns et des autres diffère, si bien que l'accession à la réalité ne peut se faire par le même chemin.
L'ignorance est souvent prise comme prétexte pour maintenir un individu à sa place, appelé poliment par ce doux nom : la nescience, l'ignorance à bon dos, n'est-ce pas elle qui permet à l'intelligence de briller dans ce monde égotique.
Ce qui est habile de la part des héritiers de l'histoire que nous sommes, le modèle masculin de la domination par la force et la ruse sont monnaie courante dans le monde de l'ego, même celui des savoirs...
Nous sommes tous l'ignorant de celui qui en sait plus que nous et à ce titre celui qui sait, se doit d'accepter, que l'on ne sache pas, car lui non plus ne sait pas qu'il est un ignorant pour quelqu'un qui en sait plus que lui ! C'est le savoir humble...
La vérité avec un grand V, tout comme le réel ne peuvent s'appréhender uniquement par une vision matérialiste.
Elle doit également l'être par la voie spirituelle, ce n'est que la fusion des deux visions que l'on peut s'en rapprocher.
C'est par notre bon sens à unir, notre "vrai" singulier avec la vérité de la création que l'on pourra apercevoir toute la cohérence et l'étendue du réel.