Ali Ibn Abi Talib :
"Le corps est purifié par l'eau, l'égo par les larmes, l'intellect par la connaissance et l'âme par l'amour."
"Le corps est purifié par l'eau, l'égo par les larmes, l'intellect par la connaissance et l'âme par l'amour."
Le réel désigne tout ce qui existe, mais il est souvent interprété de différentes manières. Certains le considèrent comme ce qui peut être observé et mesuré, tandis que d'autres pensent à des idées ou des émotions. Il est important de souligner que le réel n'a pas de véritable contraire. Considérer l'irréel comme un opposé est un non-sens, car cela revient à nier ce qui est indéfinissable. L'irréel fait partie de notre compréhension du réel et, même s'il ne peut être défini de manière claire, il n'en demeure pas moins un aspect de notre expérience. Ces différences de perspective peuvent créer des débats et des malentendus. Il est donc essentiel d'explorer ce concept pour mieux comprendre notre monde complexe.
Lorsque nous nous exprimons, nous utilisons fréquemment les termes de "réel" et de "réalité", créant ainsi un amalgame courant. Le réel et la réalité s'inscrivent dans le principe de genre, qui est la complémentarité entre le masculin et le féminin présents en chacun de nous. Il est important de rappeler que tout dans la création possède un aspect masculin et un aspect féminin, et que ce principe de genre est le fondement de toutes choses. Cette dualité nourrit notre compréhension du monde et enrichit notre perception, car chaque élément de l'existence est façonné par cette interaction dynamique.
- Le réel (masculin): le réel est ce que nous percevons en commun, indépendamment de la valeur que nous lui attribuons. Il représente la pluralité, symbolisée par le plus (+), car il englobe tout ce qui existe et se manifeste dans sa diversité. Par exemple, un arbre, quelle que soit son espèce, est un arbre pour tout le monde.
- La réalité (féminin): la réalité, en revanche, est façonnée par nos perceptions et les valeurs que nous y associons. Elle est singulière, symbolisée par le moins (-), car elle reflète notre expérience individuelle et unique. Ce même arbre peut être perçu différemment : pour certaines personnes, il est beau ; pour d'autres, il représente une source de fruits délicieux, et pour d'autres encore, son bois pourrait devenir un meuble de grande qualité.
Le réel englobe tout ce qui existe, c'est-à-dire l'ensemble des croyances humaines qui vont du visible à l'invisible, du vrai au faux. Cela inclut des concepts variés comme l'athéisme et le religieux, les superstitions, les fétichismes, et bien d'autres. Il est important de noter que toutes les analyses et observations, quelle que soit leur école de pensée, relèvent de la croyance. Cette diversité de croyances façonne notre compréhension et notre interprétation du réel, selon nos affinités, qui sont influencées par notre histoire individuelle, nos communautés, nos cultures et nos liens aux croyances qui leur sont attachés.
La recherche du réel engage une structure mentale humaine reposant sur un ternaire indépassable : le sensoriel, l'intellectuel et le spirituel. À cet égard, la science, la philosophie et les religions correspondent chacune à l'un de ces trois plans et constituent des outils de prospection du réel. Bien qu'ils soient interconnectés, chacun d'entre eux a des besoins spécifiques ; ce qui s'applique à l'un ne doit pas nécessairement s'appliquer aux autres.
Lorsque des scientifiques réfutent les religions au nom du réel, cela relève souvent d'une certaine ignorance des dimensions spirituelles et des expériences humaines. D'autre part, ne pas reconnaître le pouvoir organique, c'est-à-dire les réalités matérielles et corporelles, comme base de toute existence terrestre est également un déni de ce même réel, particulièrement au sein du monde religieux. Ces postures peuvent créer des barrières entre la science, la religion et les philosophies qui cherchent à établir des liens entre ces domaines, omettant ainsi la richesse d'une compréhension holistique du réel.
Il est intéressant de noter que le terme "religion" découle du mot "religieux", qui implique une quête de compréhension des relations absolues dans tout ce qui existe et, en fin de compte, une recherche d'unité. Bien que les religions partagent une base spirituelle commune, celle-ci a été appropriée et personnalisée selon les cultures, ce qui a souvent ôté son caractère universel, souvent désigné comme l'« essence-du-ciel ». Cette quête d'unité est cruciale pour explorer les dimensions spirituelles de notre existence.
Cette distinction est essentielle pour appréhender la complexité du réel. Parmi les figures de la sagesse comme Hermès, Socrate, Lao-Tseu, Siddhartha Gautama (dit le Bouddha), et Jésus-Christ, nous trouvons une sagesse universelle qui transcende les limites des disciplines, en étant représentatives tant de la mythologie, de la philosophie que de la religion. Leurs enseignements ont eu un impact profond sur les valeurs éthiques, les systèmes de croyances, et même les structures politiques de leurs sociétés respectives.
Dans cette quête, la curiosité nous pousse à poser des questions et à rechercher des réponses, tandis que l'esprit critique nous encourage à évaluer et à remettre en question chaque paradigme. Cet équilibre entre exploration sensorielle, analyse intellectuelle et réflexion spirituelle rend notre compréhension du réel à la fois complexe, riche et dynamique.
Le réalisme, en tant que quête d’objectivité, pousse souvent à réduire la connaissance à ce qui est visible, négligeant la richesse du "tout". Cela rejoint, et parfois alimente, le culte moderniste de la maîtrise et de la certitude mathématique. Le modernisme, en rejetant la dialectique et le paradoxe, a cru pouvoir tout réduire à des lois fixes, occultant la dynamique du mouvement, du changement et de l’interaction fondamentale.
Aujourd’hui, face à ses limites, cette vision aboutit à un "nez dans le mur" : il devient évident que la compréhension du réel ne peut se limiter à une vision objective et figée. Elle exige une acceptation du non-objectif, du paradoxe et de la dualité en mouvement. La crise de conscience collective pourrait ouvrir la voie à une véritable approche holistique, intégrant la dialectique comme principe vital, pour sonder la véritable nature du vivant et de l’univers.
En somme, le réel est une notion riche et complexe qui mérite d'être explorée en profondeur. Il peut être vu comme un conteneur qui englobe toutes les dimensions de l'existence : le vide comme le plein, ce qui est et ce qui est en contingence d'être, le beau et le laid, le vrai et le faux, le bien et le mal, l'invisible et le visible, l'abstrait et le concret. Tout cela est maintenu par le réel, qui représente à la fois le tout et le rien en même temps. Comprendre le réel implique d’examiner nos perceptions et nos croyances, ainsi que leurs interactions avec notre société. Pour ceux qui souhaitent approfondir leur réflexion, des articles sur la vérité et le vrai sont également disponibles.