Choix de Conscience :
La Providence libère, le Destin asservit, et la Conscience choisie librement entre les deux.
La Providence libère, le Destin asservit, et la Conscience choisie librement entre les deux.
L'optimisme et le pessimisme, ces deux valeurs opposées, représentent une polarité qui influence profondément toutes les conversations et attitudes de l'humanité. Quoi de plus populaire que l'expression du verre à moitié plein ou à moitié vide ? Que signifie vraiment cet adage ? Il résume, à lui seul, toute la complexité de notre vie quotidienne. L'optimisme est souvent décrié ou rejeté, car il est perçu par certains comme une ignorance fondée sur des croyances souvent dépassées ou empreintes de superstitions. Cependant, cela n'enlève en rien sa faculté intrinsèque, qui se réfère, sur le plan intellectuel, à la confiance, et sur le plan spirituel, à la foi.
À travers cet exemple, on mesure toute la difficulté de la communication. Affirmer une opinion en utilisant les mathématiques et lui donner un caractère scientifique pour la rendre irréfutable relève de la maladresse ou de la mauvaise foi. Nous ne pouvons pas mesurer ni quantifier une valeur morale avec des chiffres. Nous ne savons toujours pas mesurer le poids d'un sourire ou celui d'une larme. L'émotion et les sentiments n'ont pas d'unité de mesure...
L'opinion exprime ici les traits de l'optimisme ou du pessimisme, selon les individus. Que valent vraiment ces deux tendances ? Ont-elles un fondement pour être érigées en valeurs ? Pour certains, elles ne sont que relatives, car leurs valeurs peuvent s'inverser. Ces visions relèvent purement du domaine de la raison calculatrice, s'inscrivant dans une logique de plus et de moins en tant que valeurs comparatives. Toutefois, si l'on fait une analyse sur un plan de l'esprit qui intègre le cœur dans sa considération, alors on obtient une vision différente du problème posé.
L'optimisme est une sensibilité engendrée par la foi; il nous transcende et nous projette vers le haut, dans l'unité de la création, qui est une vision holistique et spirituelle. L'optimisme, par sa force et sa présence, nous conduit vers la spiritualité, tout en permettant de trouver, dévoiler et découvrir le mystère. En revanche, le pessimisme, avec son aspect obscur, nous entraîne souvent dans la tristesse, qui peut se transformer en sinistrose, et, à terme, mener à la névrose. Ne croire en rien est souvent plus triste que de croire en quelque chose, même si cette croyance s'avère fausse. En effet, la croyance, même illusoire, maintient l'espérance en cours et offre une raison de vivre, un sens à notre existence.
De ce fait, il ne peut y avoir une vision négative devant l'abondante créativité. Certes, le verre n'est pas plein, mais le vide n'existe pas dans l'univers. Ce qui nous apparaît comme vide n'est qu'énergie invisible en voie de se matérialiser, c'est le champ des possibles, là où toutes les solutions et probabilités existent en même temps, dans l'attente d'être sollicité.
Non, la foi n'est pas exclusive au monde religieux ; elle est avant tout une faculté, une sensibilité humaine, et aucun être n'en est dépourvu. La foi est la contrebalance de la peur, c'est une force maîtrisée, par les vérités qui constituent et compose le socle d'une morale authentique. Elle subsiste en chacun d'entre nous, et nous l'utilisons tous sans exception, que l'on en soit conscient ou non. Quant à la confiance, c'est l'union de la volonté née du désir et de la foi. L'optimisme, donc, nous guide sur le chemin de la spiritualité, de la révélation, de ce qui se dissimule, ce qui se cache sous l'apparence. Il est le percevoir (percer pour voir). Tandis que le pessimisme, par sa négativité et son aspect obscur, nous cache et nous voile la vue. Il nous détourne du mystère et nous conduit dans les profondeurs du nihilisme et de la mort : puisque l'on s'en "fout", cela ne sert à "rien", ce "n'est pas possible".
Cette histoire illustre parfaitement le propos : deux grenouilles, près d'une ferme, se défièrent pour savoir laquelle ferait le saut le plus long. D’un bond à l’autre, elles se retrouvèrent près d’une étable. En effectuant un nouveau saut, elles tombèrent dans un seau à moitié rempli de lait que le fermier, dans sa hâte, avait laissé là.
N’ayant pas d’autre appui pour en sortir, elles se mirent à réfléchir à une solution tout en nageant. Au bout d’un certain temps, elles commencèrent à se fatiguer de patauger dans le lait. Ne trouvant rien pour s’accrocher, le désespoir commença à les envahir. La plus pessimiste dit :
- Comment allons-nous faire pour sortir de là ? Je n’en peux plus, je suis fatiguée de ramer...
- Continue de nager, on finira bien par trouver une solution, lui répondit la plus optimiste.
Le temps passa, et la grenouille pessimiste, au bout du désespoir, se laissa aller et périt noyée dans le lait. La seconde, bien qu’exténuée, continua à battre désespérément le lait de ses petites pattes. Au bout d’un certain temps, une masse de beurre se forma, constituant un appui qui lui permit de sortir du seau.
Résumé
Ce n’est pas parce que nous ne voyons pas la solution qu’elle n’existe pas. Pour la découvrir, il faut faire preuve d’optimisme, ou autrement dit : avoir la foi.
Helen Keller
"L'optimisme est la foi qui conduit à la réalisation. Rien ne peut se faire sans espérance et confiance."