Un adage populaire dit :
si je vois si loin aujourd'hui, c'est que je suis perché sur les épaules de mon père...
si je vois si loin aujourd'hui, c'est que je suis perché sur les épaules de mon père...
La confiance, souvent perçue comme la petite sœur de la foi, occupe une place essentielle dans notre esprit intellectuel, tandis que la foi s'ancre dans le domaine spirituel. Ces deux notions, bien que distinctes, sont indispensables pour progresser, résoudre des problèmes et établir des liens dans les différentes sphères de l'activité humaine. La confiance se bâtit sur des faits observés par autrui, impliquant une conduite alignée avec les attentes sociétales et les us et coutumes de la communauté. À l'inverse, la foi repose sur l'observation de la nature, de la vie et de la création, permettant ainsi d'accorder une confiance intrinsèque. En somme, la confiance s'établit à travers nos interactions avec les autres et un minimum de faits tangibles, tandis que la foi s’ancre dans notre propre conscience et dans la confiance que nous plaçons en la vie. Il est crucial de noter que cette conscience, nourrie par l’observation des faits que la vie nous révèle, constitue la source de notre foi.
La croyance, quant à elle, peut être vue comme une forme d'ignorance, résultant d'une adhésion à des idées sans une analyse critique. En revanche, la spiritualité émerge d'une compréhension plus profonde de la vie, perçue et analysée à travers notre esprit, transcendant le simple raisonnement intellectuel. Cette approche holistique invite à explorer notre existence à travers nos émotions et notre intuition. Il est fondamental de reconnaître que, bien que les religions soient enracinées dans la spiritualité, elles sont souvent présentées sous une forme prête à consommer, ce qui peut parfois entraver notre quête authentique de sens.
Les religions et les sciences se rejettent fréquemment l’une l’autre en raison de leur focalisation sur des dimensions distinctes de la connaissance. Les premières explorent l'invisible tout en négligeant parfois les aspects émotionnels de l'être humain, tandis que les secondes, en particulier les sciences humaines, tendent à ignorer la dimension spirituelle. Ce rejet mutuel engendre un fractionnement des connaissances, limitant ainsi notre compréhension globale de l'humanité.
Les philosophies, qui devraient idéalement faire le lien entre les religions et les sciences, se trouvent souvent contraintes de s'aligner sur l'une ou l'autre de ces disciplines pour des raisons de crédibilité. Cette pression à se conformer limite leur capacité à offrir une perspective véritablement intégrative, nécessaire à une compréhension holistique de l'existence humaine.
La confiance est un terme courant que l'on retrouve dans toutes les disciplines dites areligieuses, c'est-à-dire sans intervention de la croyance. Analysons ce mot :
Signification : C La polarité, étant le contraire d'une même chose, souligne qu'il convient de les concilier pour obtenir leur unité. Elle représente la capacité d'intégrer différentes dimensions de l'existence, tant sur le plan physique que spirituel. O nous indique que le résultat de la conciliation se manifeste par l'obtention de la forme d'un corps parfait, fluide comme le "O", qui évoque celle de l'eau. Par sa fluidité, l'eau poursuit toujours sa route et ne connaît pas d'obstacle. N, rappelle l'incontournable existence des deux réalités ; si dans le premier cas, seul le terrestre ou le céleste est considéré, le second est indispensable pour que l'information soit complète. F attire par le céleste ou le terrestre ; ce n'est que par la reconnaissance de ces deux réalités que la création opère. I, l'unité ne devient effective que par la conscience de l’existence de ces deux réalités. A, ce n'est qu'en respectant les lois-principes de la Divine providence, qui est la règle, que le processus créatif se poursuit. E, nous dit que cela est valable sur les trois mondes et les trois plans de l'existence.
Traduction : pour que le corps et l'esprit bénéficient du feu divin, suis son attraction avec ton esprit, et tu pourras transformer le monde, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
La foi, contrairement à la confiance qui s'appuie souvent sur des éléments rationnels et observables, nécessite une conviction intérieure profonde. Elle se manifeste par un acte de croire en soi et en ses propres capacités, tel l'oiseau qui se pose sur une branche ; sa véritable assurance ne réside pas dans la solidité de la branche, mais dans la force de ses ailes.
En somme, la confiance et la foi, bien qu'étroitement liées, opèrent dans des sphères différentes de notre existence. Tandis que la confiance repose sur des faits observés et des interactions humaines, la foi puise sa force dans notre conscience et notre compréhension de la vie. Le défi réside dans la capacité à naviguer entre ces deux dimensions, tout en embrassant la richesse de la spiritualité et des connaissances, afin de transcender les limites imposées par les croyances et les dogmes. En intégrant ces éléments, nous pouvons aspirer à une compréhension plus complète de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.