Pour les adeptes de la raison pure, au-delà de cette limite, vos pensées ne sont plus valables...

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

Authenticité :

Les gens les plus heureux ne possèdent pas les meilleures choses, mais tirent le meilleur de chaque chose

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

Le Concret : Passage de l'Invisible à la Matière

Une réflexion sur la création, l’abstraction et leur manifestation dans la réalité tangible

Le terme « concret » évoque généralement ce qui est tangible, perceptible, ce qui peut être touché ou vu dans la réalité. Il s’agit de ce qui est tangible, perceptible par nos sens : une pierre, un objet, une œuvre. C’est l’aspect visible et matériel de la réalité. Mais si l’on prête attention à sa sonorité, on découvre un jeu subtil entre plusieurs termes liés par leur consonance et leur sens.

D’abord, le mot « craie » évoque à la fois l’outil que l’on utilise pour écrire ou dessiner, mais aussi, par sa sonorité, il ressemble à « crée ». La craie devient alors l’extension de notre esprit, la matière par laquelle l’idée, l’invisible, s’incarne dans le monde physique. Elle n’est pas simplement un instrument, mais une métaphore de la création : ce qui, dans l’esprit, est une abstraction, une image innée, devient avec la craie une forme visible, une trace tangible de ce qui était auparavant intangible.

Ce qui est fascinant, c’est que cette créativité, cette capacité à matérialiser l’abstrait, se situe au sommet d’une idée, d’un concept. La « créte », qui évoque le sommet, la crête, représente cette réalisation ultime : c’est là où l’idée, l’inné, l’invisible, trouve sa forme la plus haute, la plus précise, la plus manifeste. La créte est comme le sommet d’une montagne d’idées, le point où l’invisible devient visible, où la pensée se matérialise dans la matière.

L’image du sommet, ou « créte », a aussi une dimension de mouvement : la création commence dans le haut, dans le domaine céleste, subtil, invisible. C’est la source divine où naissent les idées pures, dans le silence de l’esprit. Ensuite, cette force descend, vers la terre, vers le bas, où la matière se réalise concrètement. Cette descente symbolise la dynamique de la création : l’énergie masculine, porteuse de puissance et d’imagination, initie le processus en haut, dans le ciel, pour que la force féminine, la « créte », la mère, la nourricière, façonne et donne forme à cette idée dans la matière.

Ainsi, le « concret » n’est pas seulement ce qui est matériel ; il représente l’aboutissement d’un processus intérieur, la réalisation d’un acte de création qui part d’une source invisible — l’imaginaire, l’inné, l’abstrait — pour se manifester dans le monde sensible. La matière devient alors la trace visible de l’inné, la matérialisation de l’abstrait, un pont entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’invisible et le visible.

Ce jeu de mots et de symboles, où « craie » et « crée » se confondent, où la « créte » désigne le sommet, nous invite à considérer que le véritable concret est cette opération de passage, cette descente de l’idée du haut vers le bas, de l’invisible vers le visible. La création part donc de l’esprit, du sommet céleste, pour descendre et s’incarner dans la matière, révélant que le concret n’est autre que la manifestation concrète de l’invisible, la trace de l’inné qui se déploie dans la réalité.

En conclusion, il est précieux de rappeler que le « concret », tant valorisé dans notre langage rationnel, n’est en réalité que l’expression créative d’une abstraction irrationnelle. Derrière ce qui semble évident, tangible, et mesurable, se cache une origine invisible, une source d’idées, d’images et d’inspirations qui naissent dans l’invisible avant de s’incarner dans la matière. Le vrai concret, celui que nous cherchons souvent à posséder ou à maîtriser, est donc le fruit d’un processus intérieur où l’abstrait, l’irrationnel, se déploie et donne naissance à la forme visible.