Pour les adeptes de la raison pure, au-delà de cette limite, vos pensées ne sont plus valables...

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

La Vérité

Aucune religion, philosophie ou science n'est supérieure à la vérité.

Le triquetra symbole de la ternaire Divine

La sagesse, un art de vivre au service de l'évolution

Fleur de lotus, symbole de sagesse et de pureté dans la culture orientale.

La sagesse, une assimilation de l'information à travers l'âge

Peut-on considérer la sagesse comme :

  • Une religion
  • Une philosophie
  • Une science
  • Une croyance

Ou bien constitue-t-elle l'union de toutes ces dimensions ?

Il est indéniable qu'un peu de chacune de ces disciplines est nécessaire pour accéder à la sagesse, mais cela s'avère insuffisant. L'ensemble de ces courants ne peut constituer qu'un savoir. Or, le savoir, en soi, n'est que théorique ; il ne produit que des érudits, et non des sages. L'élément essentiel à la sagesse réside dans la conscience de soi et dans le réel dans lequel elle évolue. La connaissance ne s'acquiert que par l'expérience vécue, impliquant ainsi l'accumulation des vécus.

La sagesse représente l'intelligence en action. Cependant, l'intelligence elle-même n'est pas une vertu. On retrouve de l'intelligence tant dans le Bien que dans le Mal, parfois même davantage dans le Mal que dans le Bien. Par exemple, il faut une grande intelligence pour concevoir des technologies hyper sophistiquées, comme les armes de destruction ciblées ou massives.

L'intelligence, sans sagesse, engendre le Mal. Elle entraîne désordre, chaos et inharmonie ; elle devient hétérogène, discriminante, intolérante, destructrice et involutive. L'intelligence se transforme en sagesse lorsque son action est guidée par des vertus opposées aux vices.

La sagesse se définit comme un concept qui qualifie le comportement d'un individu en accord avec les vertus. Elle associe la conscience de soi et des autres, la tempérance, la prudence, la sincérité, le discernement et la justice, tout en s'appuyant sur un savoir raisonné.

Dans le domaine philosophique, la sagesse incarne un idéal de vie vers lequel aspirent les philosophes, ces « amoureux de la sagesse » qui « pensent leur vie et vivent leur pensée ». Les philosophes grecs distinguaient la sagesse théorique (sophia) de la sagesse pratique (phronèsis), considérant que la vraie sagesse réside dans la conjonction de ces deux dimensions. En somme, la sagesse est une manière de penser, de s'exprimer et d'agir qui vise une juste connaissance des choses et un rapport équilibré au monde.

L'Ignorance et la Souffrance : Principaux Obstacles à la Sagesse

Les causes de la souffrance sont multiples, mais elles se résument principalement à l'ignorance et à l'inexpérience. Fuir et se protéger de la peur (excès de prudence) ressentie par notre intellect face à l'ignorance des vertus conduit à élaborer des stratagèmes de fuite, tels que le contrôle :

  • - Sur tout ce qui se manifeste dans nos vies et, plus largement, dans notre champ visuel.
  • - L'angoisse générée par la crainte et les nombreux fétichismes que nous adoptons comme espoirs pour contrer les illusions qui les accompagnent.
  • - Le deuil, qui représente non seulement la perte d'un être cher, mais aussi celle de toutes les situations : un travail, une relation même légère, la fin des vacances, d'un moment agréable, ainsi que des objets, une voiture, une maison, un téléphone... en somme, tout ce qui constitue le cadre de nos vies.

Cette liste se résume à l'attachement que nous leur accordons : plus nous nous attachons, plus la souffrance est intense, et ces instants de douleur sont souvent qualifiés de deuil.

En résumé, la vie est parsemée de souffrances. Par peur de la mort, nous désirons contrôler les événements et leurs situations. De notre impuissance à y faire face, nous avons créé des stratagèmes que l'on appelle : espoir. Or, cet espoir, tel que nous le concevons souvent, est un souhait égotique, basé sur des illusions. Il croit à tort que l’univers servira notre cause si celle-ci va à l’encontre des principes universels, comme espérer la mort ou le malheur d’autrui. C’est une illusion qui peut engendrer frustration et angoisse, car elle repose sur des désirs personnels et souvent contraires à l'harmonie cosmique.

En revanche, l’espérance diffère : elle est liée à une foi en l’ordre supérieur, en un principe universel qui dépasse notre ego. L’espérance, nourrie par la foi, ne garantit pas la réalisation de nos souhaits, mais elle offre une confiance sereine que, quoi qu’il arrive, tout s’inscrit dans un ordre juste. Elle peut même entraîner une forme de compensation ou d’harmonie intérieure, sans pour autant modifier le cours des choses. Ainsi, l’espérance permet d’accueillir la vie avec douceur, en restant aligné avec le grand tout, tandis que l’espoir égotique peut nous faire perdre cette connexion et nous plonger dans l’illusion et la souffrance.

Le deuil et la souffrance qui l’accompagne ne sont, en réalité, que des passages d’un état à un autre, que nous pouvons désigner comme une véritable évolution ou ouverture d’esprit. Cependant, cette compréhension n’a de crédibilité que si l’on a développé une prise de conscience profonde sur le sens et l’essence même de la vie. Sans cette conscience, il peut être difficile d’interpréter ces expériences comme des opportunités de croissance, et elles restent souvent perçues comme des épreuves incompréhensibles ou injustes.

Ces épreuves sont souvent difficiles à surmonter, mais la vie nous impose que nous sommes capables de les franchir, même si cela demande parfois du temps. Au début, elles peuvent sembler incompréhensibles, mais dans la majorité des cas, le passage du temps finit par dissiper cette illusion, laissant place à une prise de conscience plus claire et profonde.

Les épreuves mettent à rude épreuve nos egos, car elles exigent souvent leur retrait ou leur purification. Ainsi, chaque difficulté traversée peut être vue comme une opportunité de dissoudre l’illusion de l’ego, permettant à notre véritable essence de se révéler au-delà des constructions personnelles.

Face à tant de douleurs, notre foi, par le biais de l’amour sincère, nous sauve du désespoir. Mais cette foi, aussi douce soit-elle, ne peut naître que lorsque nous cessons de nous mentir et de vivre dans les illusions. C’est en affrontant la vérité intérieure que l’on ouvre la porte à la véritable lumière, permettant à la douceur de l’amour et de la foi d’effacer peu à peu nos souffrances, et de redonner à la joie sa fraîcheur d’avoir survécu... pour mieux recommencer.

La Sagesse : L'Excellence de l'Expérience

La sagesse est le résultat, le fruit de la curiosité et de l'expérience vécue. C'est la recherche du bon chemin, du sens universel, de la vérité et de l'absolu.

Les chemins se croisent entre la philosophie, la science, la religion, la discipline et la spiritualité, entre autres. Posséder la sagesse, c'est avoir une connaissance essentielle de soi, de l'Homme, de la vie et du pouvoir créateur.

C'est également mettre en pratique cette connaissance, vivre pleinement et transmettre par l'exemplarité. L'Homme doit évoluer et progresser pour acquérir la sagesse et se rapprocher de lui-même.

Le sage est un être centré, aligné sur le mouvement de la création. Il vit pleinement sa vie, est serein, puissant, détaché de tout, libre, et mène une existence d'amour qui donne.

Ainsi, l'Homme doit vivre sa propre expérience de la vie pour devenir sage et se rapprocher du mystère de la vie créatrice. La création semble désirer que l'Homme progresse et s'élève avec elle.

Accomplir ce progrès est essentiel, et sa vertu réside dans cette maxime : « Prendre les choses telles qu'elles sont et les employer selon les circonstances, c'est la sagesse pratique de la vie. »

Pour Acquérir la Sagesse, L'Homme Se Doit de :

  • - Vivre sa vie, créer son propre chemin, fuir les idées toutes faites, le savoir et les nombreuses croyances qui bercent le quotidien de la société. Vaincre sa peur par le courage et la prudence, persévérer avec fidélité à son but et se fier à sa sensibilité, qui est la foi.
  • - Cesser tout jugement sur la vie et les situations qu'il rencontre.
  • - Être en harmonie avec lui-même et son environnement, par la connaissance de soi et des autres.
  • - Pratiquer la frugalité matérielle : se contenter joyeusement du nécessaire et rejeter tout ce qui est superflu, frivole, futile ou inutile. Prendre uniquement ce qui est essentiel et dépasser les apparences et les illusions.
  • - Exister sans être encombrant. Vivre sans gêner. Disposer d'un espace vital et spirituel suffisant pour se déployer, sans envahir la Vie et l'Esprit qui nous entourent.
  • - Ne pas prendre trop de place, mais aussi ne pas occuper trop peu d'espace.

L'espace qui nous entoure n'est pas uniquement matériel ; il englobe également l'espace émotionnel des cœurs, l'intellect des pensées et l'esprit des âmes.

Nous vivons dans un monde surencombré de matérialité et d'émotivité (primaire et reptilienne, comme dans ces "espaces" nouveaux que sont les réseaux sociaux). Il est désormais temps, au quotidien, de pratiquer une salubre frugalité.

Une frugalité émotionnelle qui oriente la sensibilité vers le sublime, délaissant radicalement les sensibleries, les sentimentalismes, les compassions, les pitiés et les pleurnicheries, que l'on croit, à tort, être l'apanage d'une "belle humanité".

Atteindre la sagesse est une voie âpre et difficile ; peu d'hommes peuvent revendiquer d'avoir atteint cet état d'être.

Mais avant toute chose, il faut vivre, vivre une vie, quelles que soient les difficultés et les souffrances qui jonchent son parcours. C'est uniquement au bout de ce chemin que l'on atteint la sagesse.

Parmi les populations humaines, seules deux catégories d'individus semblent tirer leur épingle du jeu de la souffrance : le simple d'esprit, autrement dit le benêt, et le sage.

Le premier ne sait rien, ne prétend à rien, et désire peu de choses ; il veut simplement vivre. Le second, parce qu'il a toujours cherché et acquis une grande connaissance, finit par comprendre qu'il ne sait rien. Il est ignorant de sa propre sagesse... C'est toute la splendeur de l'humilité.

Conclusion

En somme, la sagesse est une attitude de pensée et d’action visant à établir une juste connaissance des choses et un rapport équilibré au monde. Elle résulte d’une accumulation de savoirs, nourrie par l’expérience vécue au fil du temps.

Le 'S' de sagesse symbolise le mouvement. Au fur et à mesure que cette accumulation s’intensifie, ce 'S' devient double et se déplace vers la fin du mot, précédant un 'E' qui représente symboliquement le triangle divin : l’Invisble, l’Abstrait et le Concret. Ces trois dimensions correspondent aux trois niveaux fondamentaux de l’existence : le spirituel, l’intellectuel et le sensoriel — ou encore, l’invisible, l’abstrait et le tangible. Cette configuration illustre que la sagesse est un chemin initiatique et dynamique, une démarche évolutive, un voyage à travers ces trois plans vers l’accomplissement terrestre, un processus sans fin mais riche de sens et de conscience.